Texte de mon intervention à l’ ISEG Marketing & Communication School de Bordeaux

Je voudrais prendre le temps avec vous pour – tenter de – mettre un tout petit peu en perspective ce qui est en train de se produire en ce moment avec le numérique. Petit un : si nous parlons de numérique, nous allons parler d’ordinateur.

Question : qu’est-ce qu’un ordinateur ?

Eh bien la réponse à cette question est très simple : cest une machine qui est construite grâce à la réunion de deux éléments forts différents dont le premier est fait de métal que nos amis anglo-saxons appellent

hardware

. Des métaux usuels mais aussi des métaux rares (comme le silicium par exemple). Et, d’autre part, d’un élément qu’on pourrait appeler logiciel que nos amis appellent

software

. Le dur et le doux. Ces éléments logiciels étant des programmes. Programmes qui sont inscrits précisément sur les matériaux en question. Et donc qu’est-ce qu’un ordinateur ? C’est simplement le couple support-message. Support : matériel. Message : ensemble de logiciels.

Question : est-ce que – en tant que machine universelle – est-ce que cette machine est nouvelle ?

La réponse est oui. Non la réponse est non. Elle est nouvelle en ce qu’elle est universelle. Mais au point de vue de la deuxième définition c’est-à-dire un couple “support-message” est-ce qu’elle est vraiment nouvelle ? Et la réponse c’est oui et non. Pourquoi ?

1°) Du point de vue du temps
J’ai posé la question « est-ce que c’est une machine nouvelle ? » et j’ai dit oui et non. Je vais essayer d’expliquer pourquoi j’hésite. Parce que lorsqu’on considère ce couple “support-message” on s’aperçoit très vite que l’ordinateur est un avatar de ce couple “support-message”. Mais que auparavant ce couple “support-message” existait depuis très longtemps. Depuis que l’homme est un homme. En effet, si on prend des milliers d’années de recul, on s’aperçoit qu’il fut un temps qu’on pourrait appeler l’âge oral ou l’époque orale, où la communication entre les hommes se faisait au moyen du langage et spécialement du langage oral. À cette époque, le support matériel était le corps de l’orateur (disons le mien, aujourd’hui) et le message était donné par la voix, c’est-à-dire les ondes sonores qui traversent l’atmosphère et qui parviennent à vos oreilles. Le couple “support-message” était installé déjà dans la communication humaine à cet âge oral.

Et soudain, dans le croissant fertile, du côté de l’Asie au premier millénaire avant J.-C apparaît une sorte de séisme extraordinaire dans ce couple “support-message” c’est l’invention simplement de l’écriture. Alors le support matériel se transforme. Le support matériel n’est plus le corps humain, celui de l’orateur, de l’aède, du chanteur ou du griot africain. Le support va devenir matériel c’est-à-dire du marbre, du bronze, puis, peu à peu, de la peau de veau, du vélin, de la peau de mouton du parchemin, du Byblos, du papier : voilà le support matériel. Et l’écriture va devenir le logiciel en question. Donc le couple “support-message” a déjà au moins deux avatars premiers. À l’époque orale le corps et la voix. À l’époque écrite le support en question, qui peut varier selon les matières et l’écriture qui elle-même varient selon qu’elle soient alphabétique ou autre.

Je voudrais essayer de décrire rapidement les extraordinaires innovations qui ont été induites par ce premier avatar. Ce passage du support corporel au support écrit. Du couple “support-message”. Les transformations vont être énormes. Elles vont toucher le droit. Le droit oral va devenir un droit écrit. Le serment va devenir la signature. La parole donnée va devenir l’acte. On appelle cela un acte notarié avec signature. Le droit va changer. La politique va changer. Un certain nombre de classes sociales vont se transformer avec l’arrivée des scribes et des experts. Et puis, surtout, la monnaie ! La monnaie qui va transformer complètement le rythme et la rapidité des échanges commerciaux. Puisque la monnaie va être écrite au lieu d’échanger des bœufs (quand vous dites capital n’oubliez pas que vous dites cheptel. Vous évoquez dans ce vocabulaire-là le début du troc, très lourd et très lent). Alors qu’avec l’arrivée de l’écriture, avec la monnaie, les échanges se sont fait plus rapides, plus souples, plus léger et plus immédiats. Bien entendu, dès l’arrivée de l’écriture chez nos amis Grecs : coup de tonnerre avec l’invention de la géométrie en terre grecque. Et coup de tonnerre encore dans les prophètes écrivains d’Israël avec l’arrivée du monothéisme, c’est-à-dire la religion de l’écriture. La religion du livre. Vous voyez que le spectre des changements au moment de la mutation du couple “support-message” est absolument extraordinaire.

L’innovation est gigantesque à ce moment-là.

Nous en avons une confirmation – extraordinaire également – dès lors que nous considérons qu’après ce premier avatar – cette première transformation du couple “support-message” – un troisième avatar va arriver entre le 15e et le 16e siècle. Au moment où on invente l’imprimerie. Arrivée de l’imprimerie qui change non pas le support matériel, mais les techniques industrielles d’impression du message sur le matériel. Ce changement de « logiciel » va induire exactement les mêmes transformation que dans l’Antiquité avec l’invention de l’écriture. Nous allons avoir du point de vue commercial l’arrivée des premiers traités de comptabilité à Venise. L’arrivée des premières institutions bancaires. L’arrivée sans doute d’un début d’idée démocratique, beaucoup plus avancé que celle des Grecs. La réforme au point de vue religieux et puis, surtout, l’invention de la science expérimentale qui est la seconde grande révolution concernant les sciences. Vous voyez donc que le spectre des changements est à peu près parallèle au spectre des changements de la première transformation du couple “support-message”. Et pour comprendre aujourd’hui les transformations induite par l’ordinateur (ou le numérique) que je viens de définir précisément comme un profil nouveau du couple “support-message” vous n’avez qu’à lire le spectre que je viens d’étaler devant vous. Les transformations vont toucher le droit ; vont toucher la politique ; vont toucher le commerce ; vont toucher la religion ; vont toucher la science ; vont toucher la pédagogie. Parce que j’ai oublié de le dire mais dès l’arrivée de l’écriture les Grecs ont inventé le terme de Païdeïa et à l’arrivée de l’imprimerie les traiter de pédagogie vont pulluler dès la Renaissance.

Par conséquent, les crises que nous vivons aujourd’hui ; les crises qui touchent la politique, qui touchent le droit, qui touchent la finance, le commerce, l’industrie, le travail, la pédagogie, l’université, les religions… ces crises là ne sont pas nouvelles. Dès lors qu’on a compris la loi des trois étapes. Dès lors qu’on a compris que le couple “support-message” réalise sa troisième mutation et nous en sommes précisément un moment où la transformation en question a lieu. J’ai dit tout à l’heure « oui c’est nouveau » mais peut-être pas si nouveau que ça. Voilà ce que je voulais vous dire du point de vue du temps.

2°) L’espace
Pour parler de l’espace je voudrais inviter ici, dans cette salle, l’héroïne préférée de Michel Serres qu’il appelle “Petite Poucette”. Cette “Petite Poucette” qu’il a appelée ainsi pour son habilité diabolique à envoyer des messages et des SMS grâce à ses pouces sur son mobile. Cette “Petite Poucette” qui tient en main cet ordinateur intégré à son mobile. Cette “Petite Poucette” qu’il aime tant et qui est pour lui l’héroïne des temps contemporains et sur laquelle il a écrit un super bouquin. Cette “Petite Poucette” a une devise. Cette devise concerne précisément la première partie de mon exposé, c’est-à-dire le temps. Lorsque nous parlons du temps, nous aimons dire « le temps présent ». Et j’ai parlé en effet du temps présent. J’ai parlé de maintenant. Maintenant c’est la troisième transformation du couple support message. Non non non non dit “Petite Poucette” ! Maintenant ne veut pas dire cela. Maintenant veut dire : « tenant en main ».

Maintenant = tenant en main.

Et voilà “Petite Poucette” avec son portable à la main qui déclare comme devise fondamentale : “maintenant tenant en main le monde”. Et, en effet, elle a raison de dire « maintenant tenant en main le monde » car il suffit de manipulation avec le GPS pour qu’elle ait à sa disposition tous les lieux du monde. Y compris ceux où elle n’est jamais allé et qu’elle ne connaît pas. Elle tient en main tous les lieux du monde avec Google Earth par exemple. Elle tient en main la totalité de l’information sur quelque sujet que ce soit avec Wikipédia et autres moteurs de recherche. Maintenant tenant en main le monde : tous les lieux, tous les gens, toutes les informations. Petite anecdote personnelle je suis allé cet été à Barcelone visiter la Sagrada Familia. Magnifique monument. On vient du monde entier pour le visiter. Tous les âges, toutes les couleurs, tout le monde est là. Et bien je peux l’affirmer : 100 % des visiteurs de la Sagrada Familia possèdent un smartphone. Pas compliqué.

Question : qui, dans le passé, pouvait dire « maintenant tenant en main le monde ».

Un empereur Romain ? Jules César ? Napoléon ? Staline ? Un milliardaire richissime ? En tout cas, une personne rare. Très très rare. On peut les compter sur les doigts de la main. Eh bien il se trouve qu’aujourd’hui, 3 750 000 000 de “Petite Poucette” peuvent dire : “maintenant tenant en main le monde”. Est-ce que je n’ai pas là en main quelque chose comme une innovation utopique ? Concernant la démocratie ? Utopie, certes, mais combien de nouveautés historiques sont nées d’une utopie ? Combien de révolutions ont été annoncées par des utopies de ce genre ? Voilà l’utopie de “Petite Poucette” de maintenant tenant en main le monde.

“Petite Poucette” je vais lui poser maintenant une seconde question après avoir entendu sa devise je vais lui demander : « Petite Poucette » donne-moi ton adresse ». “Petite Poucette” a probablement des grands-parents, et ils vont répondre : nous habitons en famille aux 12 rue du père Deval – 16000 Angoulême.… je vous demande de considérer avec moi cette phrase-là. Ce code : 12 rue du père Deval – 16000 Angoulême. C’est un ensemble de chiffres et de lettres qui se réfèrent à un espace donné, c’est-à-dire à un découpage de la France métropolitaine, découpage ensuite en département etc.… cette adresse « classique » se réfère un espace que nous connaissons parfaitement. C’est un espace géographique que les mathématiciens appelleraient volontiers un espace euclidien ou cartésien. Qui est référé à des ordonnées ou à des abscisses mais qui est essentiellement un espace métrique, un espace où la distance est mesurable. Cette mesure est assurée par les chiffres et les lettres de l’adresse en question. Donc, autrefois, avant “Petite Poucette”, nous habitions un espace métrique. Un espace défini par des distances et des mesures de distance. À cette adresse-là, nous ne recevons plus rien que de la publicité qu’on balance à la poubelle tous les matins… La vraie adresse maintenant c’est le portable ou l’adresse e-mail. C’est là, maintenant, que nous recevons les messages essentiels à la fois sur le portable ou sur l’e-mail ou sur le Facebook Messenger.

Continuons d’essayer de lire le code de cette nouvelle adresse soit le numéro de mobile 06 etc. soir l’adresse e-mail jc@tartempion.com…. Ce code-là se réfère aussi un espace donné. Lequel ? Il se trouve qu’aujourd’hui on peut appeler n’importe qui, à n’importe quel endroit, où que l’on soit. N’importe qui, à n’importe quel endroit, où que l’on soit. Par conséquent, cette nouvelle adresse ne se réfère plus à l’espace qui était la référence de ma première adresse. Et donc, j’habite un nouvel espace. Comment se définit cet espace là ? De façon très intéressante. Il n’est pas métrique. Il ne mesure pas les distances. Il ne faut pas dire que les nouvelles technologies raccourcissent les distances. L’âne ou la calèche raccourcissaient les distances. L’automobile raccourcit les distances. Le TGV raccourcit les distances. Le numérique les annulent. Les annulent. Aujourd’hui, nous habitons dans un nouvel espace où je n’ai plus que des proches, des prochains, je n’ai plus que des voisins, il n’y a plus de lointains. Du coup, nous pouvons annoncer annoncer que nous avons changé d’espace, nous avons déménagé. L’humanité vient de changer d’espace. J’ai dit d’abord qu’elle venait de changer de temps, c’était ma première partie. Et maintenant, prenons conscience que nous avons changé d’espace que nous avons déménagé. L’humanité a déménagé.

3°) Et aujourd’hui alors ?
On a l’impression que tout bouge très très vite. C’est vrai. Et pour le vivre au quotidien depuis 20 ans environ dans le cadre de mon métier, je peux vous avouer une chose : c’est même pire que ça. Nous ne sommes qu’au début de quelque chose. Au tout début. C’est une chance on va dire « historique » pour nous que d’être contemporain et acteur de cette formidable mutation globalement analogue à celle de l’invention de la roue et du feu pour l’humanité. Que l’on soit pour ou contre importe peu. Notre monde « mute ». Et donc pour revenir à la question posée : je n’ai aucune idée des prochaines mutations digitales. Aucune. Et si quelqu’un vient, devant vous, vous affirmer que ce sera ceci ou cela, c’est un escroc ou un menteur. Nul ne le sait. Même si l’on place – comme je viens de le chanter devant vous – cette mutation dans une perspective « historique », la révolution numérique a une vraie singularité par rapport à ses précédentes : c’est sa vélocité de mutation.

Facebook a été crée en 2004.

L’iPhone est une gamme de smartphones commercialisée par Apple depuis 2007. 2007.

L’iPad a été annoncée le 27 janvier 2010 par Steve Jobs.

2010. C’est hier, non ?

Je vous remercie.

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Ceci est le texte de mon intervention à l’ISEG Marketing & Communication School Bordeaux du Jeudi 24 Novembre 2016.
Elle a été sensiblement améliorée (enfin, j’espère) par rapport à celle prononcée devant mes amis du Réseau Entreprendre® Poitou-Charentes au coeur de cette belle ville d’Angoulême le mardi 8 novembre 2016. De larges extraits ont

également

été cités pour L’Université populaire du Niortais le vendredi 7 octobre 2016.

Vous êtes totalement libre de le reprendre, le copier, le coller, sans aucun problème, cette conférence et cette intervention sont bénévoles.

N’oubliez pas – au besoin – d’en citer la source 🙂 Merci très spécial à Michel Serres, mon Maître à penser, pour la rédaction de ce texte très très largemodestement inspiré de ses travaux ainsi qu’‘à mon épouse pour m’avoir supporté.

Et si le web devenait conversationnel ?

Les chatbots (agents conversationnels) façonnent-ils le web de demain et, au-delà,  le numérique fait-il de nous des mutants ?

L’évolution des technologies – notamment les progrès dans les domaines de l’Intelligence Artificielle et du Big Data – permettent désormais d’envisager des échanges « doués de sens » entre l’Homme et la Machine, pilotés par des robots. Ce « web conversationnel » va modifier notre quotidien et nos métiers. Quand, comment et à quel point ? 

Un 18/20 ambitieux qui abordera deux aspects de cette nouvelle ère de la communication digitale :

La soirée sera animée par deux intervenants : Antony GLAZIOU et Jean-Christophe GILBERT.

  • Fan inconditionnel des technologies web et devenu « expert » de ses multiples usages en entreprise, Antony GLAZIOU intervient régulièrement en qualité de coach, consultant et/ou formateur. Sa mission : permettre à l’entreprise d’optimiser son usage des technologies web pour gagner en notoriété, productivité, capacité d’innovation, parts de marché, etc. Domaines de prédilection : marketing digital, gestion de la relation clients, business development.

  • Professionnel du web depuis le siècle dernier, Jean-Christophe GILBERT est chef d’entreprise, administrateur et vice-président du SPN. Il perçoit le numérique comme une opportunité fabuleuse de développement économique, culturel et philosophique. Jean-Christophe Gilbert reste concentré sur l’humain, la production d’expériences et la création d’engagement. Conférencier occasionnel, il s’attache aujourd’hui à développer un nouveau collectif numérique baptisé Love Can Do.

On résume : la soirée spéciale du « 18/20 de l’Apacom » c’est :Jeudi 24 novembre

de 18h à 20hà l’ISEG Marketing & Communication School Bordeaux

85 rue du Jardin Public 33000 Bordeaux

Salle Amphithéâtre (Rez-de-chaussée)

Tram C et bus : station « Camille Godard » ou « Paul Doumer »

Coût participation : 8 €

Inscription obligatoire via la plateforme Linscription.

Accès réservé aux adhérents de l’association et aux membres de leur réseau professionnel.

La fabuleuse histoire de Facebook 1 (2003/2012)

28 octobre 2003 : Etudiant à Harvard (Massachusetts, USA), Mark Zuckerberg lance le site Facemash. Son principe : mettre côte à côte les photos de 2 étudiant(e)s de l’université et demander de voter pour la plus hot des deux. Pour alimenter la base de données, Zuckerberg n’hésite pas à aspirer les photos des trombinoscopes («face books » en anglais) en ligne des étudiants de l’université. Le site, dont la fréquentation explose en quelques heures, est fermé par l’administration de Harvard quelques jours plus tard. Avec Facemash, Zuckerberg comprend l’intérêt d’un site communautaire reflet de la vie réelle, où les internautes usent de leur véritable identité.

4 février 2004 : Après avoir développé le site dans son coin, Mark Zuckerberg lance, avec l’aide de Dustin Moskovitz, Eduardo Saverin et Chris Hughes, un trombinoscope amélioré baptisé « The Facebook » et accessible à l’adresse thefacebook.com. L’inscription, sur invitation, est limitée aux étudiants de Harvard. Le succès est immédiat : en moins d’un mois, plus de la moitié des étudiants du premier cycle de l’université est inscrite.

Mars 2004 : Facebook s’élargit aux universités Stanford (Californie), Columbia (New York) et Yale (Connecticut). Le réseau social s’ouvre ensuite à l’Ivy League (groupe d’universités prestigieuses de la côte Est des Etats-Unis), aux écoles de la région de Boston puis, progressivement, à la plupart des universités des Etats-Unis et du Canada.

Avril 2004 : La société The Facebook est enregistrée en Floride en tant que limited-liability company (LLC).

Juin 2004 : L’équipe de Facebook traverse les Etats-Unis : Facebook déménage et établit son siège social à Palo Alto, en Californie. Le service touche désormais 30 campus et enregistre 150 000 inscriptions.

Eté 2004 : Sean Parker, un des fondateurs de Napster, qui a remarqué le service dès le début, devient le président de Facebook. Conseiller principal de Zuckerberg, il attirera de nombreux investisseurs.

Septembre 2004 : Lancement des groupes et du mur, sur lequel vos amis peuvent désormais poster des messages.

Décembre 2004 : Facebook affiche 1 million d’utilisateurs, moins d’un an après son lancement.

Août 2005 : La société rachète le nom de domaine facebook.com pour 200 000 dollars et enlève la particule « The » de son nom.

Septembre 2005 : Facebook s’ouvre aux lycées. Peu après, il élargit le cercle aux employés de plusieurs sociétés, dont Microsoft et Apple.

Octobre 2005 : lancement de la fonctionnalité Photos.

26 septembre 2006 : toute personne âgée d’au moins 13 ans peut désormais ouvrir un compte. A la même époque, le fil d’actualité est lancé.

Décembre 2006 : Facebook regroupe 12 millions d’utilisateurs.

Mai 2007 : Facebook s’ouvre aux applications tierces. Bien vu : de nombreux contribueront désormais au succès du site.

Décembre 2007 : 58 millions d’inscrits.

Février 2008 : Lancement de la version française de Facebook. Enfin !

Avril 2008 : Lancement de Facebook Chat, qui va permettre aux utilisateurs du service de se parler en direct. Cette fonctionnalité marquera le début du déclin des services classiques de messagerie instantanée.

Juillet 2008 : Facebook lance Facebook Connect, technologie qui permet de connecter les sites Web à Facebook.

Février 2009 : Facebook lance la fonctionnalité « J’aime » (Like).

Janvier 2010 : mise en service du premier data center conçu par et pour Facebook à Prineville Oregon.

Juillet 2010 : Facebook dépasse les 500 millions d’utilisateurs.

Octobre 2010 : Le film The Social Network (Le Réseau social au Québec), réalisé par David Fincher, retrace l’aventure de Facebook. Selon Mark Zuckerberg ne s’y reconnaîtra pas.

Novembre 2010 : Facebook lance sa messagerie : il est désormais possible d’obtenir une adresse e-mail se terminant par @facebook.com.

Décembre 2010 : Mark Zuckerberg est désigné « Personnalité de l’année » par le magazine Time.

15 décembre 2011 : Facebook lance la nouvelle version du profil, sous l’appellation « Timeline » ou « Journal » en français. Le profil prend la forme d’une frise chronologique de la naissance du membre à aujourd’hui.

Décembre 2011 : le site affiche 845 millions d’utilisateurs.

Février 2012 : Facebook annonce son entrée en bourse, prévue pour mai. La société est évaluée à 100 milliards de dollars.

Avril 2012 : Facebook acquiert le site de partage de photo Instagram pour 1 milliard de dollars.

La Grande Ecole du Numérique de Niort ouvre ses portes le 12 décembre prochain

Voilà plus de 10 ans que j’y travaille, plus ou moins, bien sûr, bénévolement, évidemment, mais bon, on y est, on s’en approche GRAVE puisque c’est le snif 12 décembre prochain les copains !

Dans la cadre du Plan 500 000, la Région Nouvelle-Aquitaine finance des actions dont l’objectif est de permettre à ses bénéficiaires d’accéder rapidement à une qualification ou directement à un emploi. Dans ce but, l’Ecole de la 2e Chance Vienne & Deux-Sèvres, le SPN (réseau des professionnels du numérique), les Petits Débrouillards et l’IUT de Poitiers-Châtellerault-Niort ont décidé de s’unir pour créer la Fabrique du numérique en Nouvelle-Aquitaine, déjà labellisée Grande École du Numérique à Poitiers et à Niort : www.fabdunumerique.fr !

Le principe : une formation courte et innovante aux métiers du numérique (6 mois de formation et 3 mois de stage).

La mission : favoriser l’insertion professionnelle des demandeurs d’emploi.

La cible : 20 participants à Poitiers + 20 participants à Niort.

Le démarrage : le 12 décembre 2016.

Yeah

http://www.fabdunumerique.fr/

Je post mes posts FB sur mon blog #ehouais

Jack Brinaire C’est un discours de droite classique. “Ils travaillent 60 ou 70 h pour toucher le smic mais ils rentrent dans la dignité, mettent un costume, une cravate”. C’est une blague ? À Göteborg on tente la semaine à 30 h et ça marche. Et qui est ce type -accessoirement obsédé par les costumes- qui fait son lit à gauche, crache dedans, n’a aucune structure derrière lui, ne connaît rien d’autre que la vie théorique ? Un pur produit d’une époque malade qui a grand besoin de retrouver des convictions solides et des antagonismes plus respectables que des ambitions (démesurées) personnelles

Alfred Galahad Amen 🙏

Laurent Gilbert Pas de structure derrière lui?
Mieux vaut être seul que mal accompagné !
http://mobile.lemonde.fr/…/les-passes-judiciaires-de-mm…Les passés judiciaires de MM.Cambadélis et Désir suscitent…LEMONDE.FR

Jack Brinaire Laurent Gilbert que ce soit à droite, à gauche, chez votre médecin, tel actrice, tel journaliste, tel maçon il y a toujours de gens malhonnêtes. Ce n’est pas sur ces dérives que se bâtit un idéal où une conscience politique.

Jack Brinaire Et tout ca n’a rien à voir avec l’estime que je porte àJean-Christophe

Laurent Gilbert Le parti socialiste a depuis plusieurs années brillé par son incapacité à protéger et aider ceux-là mêmes qui lui ont permis d’accéder au pouvoir.
Dans ses rangs se sont singularisés des tricheurs et des menteurs dans une proportion qui ferait rougir l.

Jack Brinaire Alors, je ne vous connais pas mais je vous précise que je donnais mon sentiment sur Emmanuel macron, il n’est pas question ici de militantisme. En un mot : mon but n’est en aucun cas de convaincre quiconque. Je terminerai juste cet échange en vous faisant remarquer que, d’un bout à l’autre de l’échiquier politique démagogie, corruption et compagnie sont monnaie courante. Pourtant nous avons besoin d’eux.

Luidgi Sauze bien dit

Christophe Trémoulinas Cher jack je trouve ton discours tout aussi classique. J’ai pour ma part beaucoup voyagé et ai rencontré des gens de tout niveau social. Une constante, le moral des gens est bien meilleur qu’en France. Généralement ils travaillent et sont soutenus par …

Jack Brinaire Christophe au risque de te faire hurler je pense que la France ne va pas si mal.

Manu Masko Jack ne dit pas que les français ne vont pas si mal mais que la France ne va pas si mal…. Pas pareil ! J’y souscris

Christophe Trémoulinas Tu as raison il y a pire et on pourra toujours trouver des exemples. Mais comme tu sembles t’intéresser à ce qui se passe dans les autres pays, là tu devrais t’inquiéter car je ne connais pas beaucoup de pays en bonne santé sans croissance économique. ..

Manu Masko Sur ce coup là, Macron n’est pas novateur. Tapie est passé avant 

Christophe Trémoulinas Manu Masko tu y vas fort

Manu Masko Christophe Trémoulinas les chansons et Véronique et Davina en moins on y est !

Christophe Trémoulinas pal mal 😊😊😊😊

Laurent Gilbert La France ne va pas si mal?
Manifestement ce forum n’est sociologiquement pas trop à l’étroit.

Manu Masko Laurent Gilbert J’ai la chance d’aller prende l’air à gauche et à droite dans d’autres pays. je confirme mon propos

Jean-Christophe Gilbert Fascinants échanges, très chers amis, d’horizons ô combien divers 

Luidgi Sauze Jack Brinaire je me retrouve dans tes dit, les bouches de vielles ne feront pas avancer le chmileblic ,vive la france et le samedi .

Les nouveaux modes de communication

Faire le point sur les modes de communication existants et savoir vers quoi il faudra tendre demain ? Quels seront les prochains ?  

Vaste sujet. Vaste sujet tant les modes de communication sont aujourd’hui multiples pour une entreprise. S’il y avait quelqu’un de moins de 20 ans dans cette salle, je lui dirais qu’il fut un temps – pas si lointain – où les chefs d’entreprises que nous sommes achetions de l’espace pour faire de la publicité. Nous l’achetions même à des prix absolument prohibitifs – les yeux de la tête – par exemple dans de gros livres très épais remplis de pages de couleur jaune écrit en tout petit petit et qui s’appelaient « annuaire ».
Vous vous souvenez ?
L’unité de mesure de cet espace était le millimètre/colonne. Le millimètre désignait la hauteur et la colonne la largeur. C’était très simple. Et ça marchait très bien aussi pour – par exemple – la presse gratuite (qui n’avait de « gratuite » que son nom pour les annonceurs publicitaires que nous sommes). Aujourd’hui, les pages jaunes – qui s’appellent – SoLoCAL  font s’arracher les cheveux des actionnaires. Nombreux sont ceux, notamment parmi les petits porteurs, ont perdu des plumes dans le parcours boursier chaotique de Solocal. Après avoir coté au-dessus de 150 € en 2010, l’action ne valait plus que 3,16 € lors de la dernière cotation suspendue le 19 octobre 2016. Soit le lendemain du rejet du plan de refinancement par les actionnaires visant à réduire la dette de 1,1 Md€ à 400 M€. Un coup dur qui a plongé l’annuairiste et ses 4 400 salariés dans une période de très grande incertitude. En théorie, les créanciers auront, dès le mois de novembre, la possibilité d’exiger le remboursement de leurs dettes, ce qui pourrait conduire Solocal à déposer le bilan. En matière de Code du commerce, la règle est simple : les droits des actionnaires passent après ceux des créanciers, dette oblige. Les petits actionnaires espèrent encore de nouvelles négociations avec les créanciers, bien trop avantagés selon eux par le dernier plan. A moins que les dés ne soient déjà lancés. 

Tout ça pour dire qu’en l’espace de quelques mois, à peine quelques années, ces journaux gratuits, empires financiers d’hier, ont presque totalement disparu. Aujourd’hui, qui que vous soyez, quoi que vous vendiez, vous pouvez créer autant d’annonces et de publicité que vous voulez. C’est totalement gratuit. Cette “révolution” s’est produite en quelques années. Quelques mois. Un instant. La cause de tout ceci c’est le numérique. C’est pourquoi, un peu avant de faire le point sur les modes de communication existants, je voudrais prendre le temps avec vous chers amis pour mettre un tout petit peu en perspective ce qui est en train de se produire. Du point de vue du temps en première partie et de l’espace en seconde. Si nous parlons de numérique, nous allons parler d’ordinateur. 

Question : qu’est-ce qu’un ordinateur ?
Eh bien la réponse à cette question est très simple. C’est une machine qui est construite grâce à la réunion de deux éléments forts différents dont le premier est fait de métal que nos amis anglo-saxons appellent hardware. Des métaux usuels mais aussi des métaux rares (comme le silicium par exemple). Et, d’autre part, d’un élément qu’on pourrait appeler logiciel que nos amis appellent software. Le dur et le doux. Ces éléments logiciels étant des programmes. Programmes qui sont inscrits précisément sur les matériaux en question. Et donc qu’est-ce qu’un ordinateur ? C’est simplement le couple support-message. Support : matériel. Message : ensemble de logiciels.

Question : est-ce que – en tant que machine universelle – est-ce que cette machine est nouvelle ?

La réponse est oui. Non la réponse est non. Elle est nouvelle en ce qu’elle est universelle c’est la première définition que j’ai donnée. Mais au point de vue de la deuxième définition c’est-à-dire un couple “support-message” est-ce qu’elle est vraiment nouvelle ? Et la réponse c’est oui et non. Pourquoi ?

1°) Du point de vue du temps
J’ai posé la question « est-ce que c’est une machine nouvelle ? » et j’ai dit oui et non. Je vais essayer d’expliquer pourquoi j’hésite. Parce que lorsqu’on considère ce couple “support-message” on s’aperçoit très vite que l’ordinateur est un avatar de ce couple “support-message”. Mais que auparavant ce couple “support-message” existait depuis très longtemps. Depuis que l’homme est un homme. En effet, si on prend des milliers d’années de recul, on s’aperçoit qu’il fut un temps qu’on pourrait appeler l’âge oral ou l’époque orale, où la communication entre les hommes se faisait au moyen du langage et spécialement du langage oral. À cette époque, le support matériel était le corps de l’orateur (disons le mien, aujourd’hui) et le message était donné par la voix, c’est-à-dire les ondes sonores qui traversent l’atmosphère et qui parviennent à vos oreilles. Le couple “support-message” était installé déjà dans la communication humaine à cet âge oral.

Et soudain, dans le croissant fertile, du côté de l’Asie au premier millénaire avant J.-C apparaît une sorte de séisme extraordinaire dans ce couple “support-message” c’est l’invention simplement de l’écriture. Alors le support matériel se transforme. Le support matériel n’est plus le corps humain, celui de l’orateur, de l’aède, du chanteur ou du griot africain. Le support va devenir matériel c’est-à-dire du marbre, du bronze, puis, peu à peu, de la peau de veau, du vélin, de la peau de mouton du parchemin, du Byblos, du papier : voilà le support matériel. Et l’écriture va devenir le logiciel en question. Donc le couple “support-message” a déjà au moins deux avatars premiers. À l’époque orale le corps et la voix. À l’époque écrite le support en question, qui peut varier selon les matières et l’écriture qui elle-mêmes varient selon qu’elle soient alphabétique ou autre.

Je voudrais essayer de décrire rapidement les extraordinaires innovations qui ont été induites par ce premier avatar. Ce passage du support corporel au support écrit. Du couple “support-message”. Les transformations vont être énormes. Elles vont toucher le droit. Le droit oral va devenir un droit écrit. Le serment va devenir la signature. La parole donnée va devenir l’acte. On appelle cela un acte notarié avec signature. Le droit va changer. La politique va changer. Un certain nombre de classes sociales vont se transformer avec l’arrivée des scribes et des experts. Et puis, surtout, la monnaie ! La monnaie qui va transformer complètement le rythme et la rapidité des échanges commerciaux. Puisque la monnaie va être écrite au lieu d’échanger des bœufs (quand vous dites capital n’oubliez pas que vous dites cheptel. Vous évoquez dans ce vocabulaire-là le début du troc, très lourd et très lent). Alors qu’avec l’arrivée de l’écriture, avec la monnaie, les échanges se sont fait plus rapides, plus souples, plus léger et plus immédiats. Bien entendu, dès l’arrivée de l’écriture chez nos amis Grecs : coup de tonnerre avec l’invention de la géométrie en terre grecque. Et coup de tonnerre encore dans les prophètes écrivains d’Israël avec l’arrivée du monothéisme, c’est-à-dire la religion de l’écriture. La religion du livre. Vous voyez que le spectre des changements au moment de la mutation du couple “support-message” est absolument extraordinaire.

L’innovation est gigantesque à ce moment-là.

Nous en avons une confirmation – extraordinaire également – dès lors que nous considérons qu’après ce premier avatar – cette première transformation du couple “support-message” – un troisième avatar va arriver entre le 15e et le 16e siècle. Au moment où on invente l’imprimerie. Arrivée de l’imprimerie qui change non pas le support matériel, mais les techniques industrielles d’impression du message sur le matériel. Ce changement de « logiciel » va induire exactement les mêmes transformation que dans l’Antiquité avec l’invention de l’écriture. Nous allons avoir du point de vue commercial l’arrivée des premiers traités de comptabilité à Venise. L’arrivée des premières institutions bancaires. L’arrivée sans doute d’un début d’idée démocratique, beaucoup plus avancé que celle des Grecs. La réforme au point de vue religieux et puis, surtout, l’invention de la science expérimentale qui est la seconde grande révolution concernant les sciences. Vous voyez donc que le spectre des changements est à peu près parallèle au spectre des changements de la première transformation du couple “support-message”. Et pour comprendre aujourd’hui les transformations induite par l’ordinateur (ou le numérique) que je viens de définir précisément comme un profil nouveau du couple “support-message” vous n’avez qu’à lire le spectre que je viens d’étaler devant vous. Les transformations vont toucher le droit ; vont toucher la politique ; vont toucher le commerce ; vont toucher la religion ; vont toucher la science ; vont toucher la pédagogie. Parce que j’ai oublié de le dire mais dès l’arrivée de l’écriture les Grecs ont inventé le terme de Païdeïa et à l’arrivée de l’imprimerie les traiter de pédagogie vont pulluler dès la Renaissance.

Par conséquent, les crises que nous vivons aujourd’hui ; les crises qui touchent la politique, qui touchent le droit, qui touchent la finance, le commerce, l’industrie, le travail, la pédagogie, l’université, les religions… ces crises là ne sont pas nouvelles. Dès lors qu’on a compris la loi des trois étapes. Dès lors qu’on a compris que le couple “support-message” réalise sa troisième mutation et nous en sommes précisément un moment où la transformation en question a lieu. J’ai dit tout à l’heure « oui c’est nouveau » mais peut-être pas si nouveau que ça. Voilà ce que je voulais vous dire du point de vue du temps.

2°) L’espace
Pour parler de l’espace je voudrais inviter ici, dans cette salle, l’héroïne préférée de Michel Serres qu’il appelle “Petite Poucette”. Cette “Petite Poucette” qu’il a appelée ainsi pour son habilité diabolique à envoyer des messages et des SMS grâce à ses pouces sur son mobile. Cette “Petite Poucette” qui tient en main cet ordinateur intégré à son mobile. Cette “Petite Poucette” qu’il aime tant et qui est pour lui l’héroïne des temps contemporains et sur laquelle il a écrit un super bouquin. Cette “Petite Poucette” a une devise. Cette devise concerne précisément la première partie de mon exposé, c’est-à-dire le temps. Lorsque nous parlons du temps, nous aimons dire « le temps présent ». Et j’ai parlé en effet du temps présent. J’ai parlé de maintenant. Maintenant c’est la troisième transformation du couple support message. Non non non non dit “Petite Poucette” ! Maintenant ne veut pas dire cela. Maintenant veut dire : « tenant en main ».

Maintenant = tenant en main.

Et voilà “Petite Poucette” avec son portable à la main qui déclare comme devise fondamentale : “maintenant tenant en main le monde”. Et, en effet, elle a raison de dire « maintenant tenant en main le monde » car il suffit de manipulation avec le GPS pour qu’elle ait à sa disposition tous les lieux du monde. Y compris ceux où elle n’est jamais allé et qu’elle ne connaît pas. Elle tient en main tous les lieux du monde avec Google Earth par exemple. Elle tient en main la totalité de l’information sur quelque sujet que ce soit avec Wikipédia et autres moteurs de recherche. Maintenant tenant en main le monde : tous les lieux, tous les gens, toutes les informations. Petite anecdote personnelle je suis allé cet été à Barcelone visiter la Sagrada Familia. Magnifique monument. On vient du monde entier pour le visiter. Tous les âges, toutes les couleurs, tout le monde est là. Et bien je peux l’affirmer : 100 % des visiteurs de la Sagrada Familia possèdent un smartphone. Pas compliqué.

Question : qui, dans le passé, pouvait dire « maintenant tenant en main le monde ».
Un empereur Romain ? Jules César ? Napoléon ? Staline ? Un milliardaire richissime ? En tout cas, une personne rare. Très très rare. On peut les compter sur les doigts de la main. Eh bien il se trouve qu’aujourd’hui, 3 750 000 000 de “Petite Poucette” peuvent dire : “maintenant tenant en main le monde”. Est-ce que je n’ai pas là en main quelque chose comme une innovation utopique ? Concernant la démocratie ? Utopie, certes, mais combien de nouveautés historiques sont nées d’une utopie ? Combien de révolutions ont été annoncées par des utopies de ce genre ? Voilà l’utopie de “Petite Poucette” de maintenant tenant en main le monde.

“Petite Poucette” je vais lui poser maintenant une seconde question après avoir entendu sa devise je vais lui demander : « Petite Poucette" donne-moi ton adresse ». “Petite Poucette” a probablement des grands-parents, et ils vont répondre : nous habitons en famille aux
12 rue du père Deval – 16000 Angoulême.… je vous demande de considérer avec moi cette phrase-là. Ce code :
12 rue du père Deval – 16000 Angoulême. C’est un ensemble de chiffres et de lettres qui se réfèrent à un espace donné, c’est-à-dire à un découpage de la France métropolitaine, découpage ensuite en département etc.… cette adresse « classique » se réfère un espace que nous connaissons parfaitement. C’est un espace géographique que les mathématiciens appelleraient volontiers un espace euclidien ou cartésien. Qui est référé à des ordonnées ou à des abscisses mais qui est essentiellement un espace métrique, un espace où la distance est mesurable. Cette mesure est assurée par les chiffres et les lettres de l’adresse en question. Donc, autrefois, avant “Petite Poucette”, nous habitions un espace métrique. Un espace défini par des distances et des mesures de distance. À cette adresse-là, nous ne recevons plus rien que de la publicité qu’on balance à la poubelle tous les matins… La vraie adresse maintenant c’est le portable ou l’adresse e-mail. C’est là, maintenant, que nous recevons les messages essentiels à la fois sur le portable ou sur l’e-mail ou sur le Facebook Messenger. 

Continuons d’essayer de lire le code de cette nouvelle adresse soit le numéro de mobile 06 etc. soir l’adresse e-mail jc@tartempion.com…. Ce code-là se réfère aussi un espace donné. Lequel ? Il se trouve qu’aujourd’hui on peut appeler n’importe qui, à n’importe quel endroit, où que l’on soit. N’importe qui, à n’importe quel endroit, où que l’on soit. Par conséquent, cette nouvelle adresse ne se réfère plus à l’espace qui était la référence de ma première adresse. Et donc, j’habite un nouvel espace. Comment se définit cet espace là ? De façon très intéressante. Il n’est pas métrique. Il ne mesure pas les distances. Il ne faut pas dire que les nouvelles technologies raccourcissent les distances. L’âne ou la calèche raccourcissaient les distances. L’automobile raccourcit les distances. Le TGV raccourcit les distances. Le numérique les annulent. Les annulent. Aujourd’hui, nous habitons dans un nouvel espace où je n’ai plus que des proches, des prochains, je n’ai plus que des voisins, il n’y a plus de lointains. Du coup, nous pouvons annoncer annoncer que nous avons changé d’espace, nous avons déménagé. L’humanité vient de changer d’espace. J’ai dit d’abord qu’elle venait de changer de temps, c’était ma première partie. Et maintenant, prenons conscience que nous avons changé d’espace que nous avons déménagé. L’humanité a déménagé.

3°) Et aujourd’hui alors ?
On a l’impression que tout bouge très très vite. C’est vrai. Et pour le vivre au quotidien depuis 20 ans environ dans le cadre de mon métier, je peux vous avouer une chose : c’est même pire que ça. Nous ne sommes qu’au début de quelque chose. Au tout début. C’est une chance on va dire « historique » pour nous que d’être contemporain et acteur de cette formidable mutation globalement analogue à celle de l’invention de la roue et du feu pour l’humanité. Que l’on soit pour ou contre importe peu. Notre monde « mute ». Et donc pour revenir à la question posée : je n’ai aucune idée des prochaines mutations digitales. Aucune. Et si quelqu’un vient, devant vous, vous affirmer que ce sera ceci ou cela, c’est un escroc ou un menteur. Nul ne le sait. Même si l’on place – comme je viens de le chanter devant vous – cette mutation dans une perspective « historique », la révolution numérique a une vraie singularité par rapport à ses précédentes : c’est sa vélocité de mutation.

Facebook a été crée en 2004. 

L’iPhone est une gamme de smartphones commercialisée par Apple depuis 2007. 2007. 

L’iPad a été annoncée le 27 janvier 2010 par Steve Jobs. 

2010. C’est hier, non ?

Je vous remercie.

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Ceci est le texte de mon intervention devant le réseau Réseau Entreprendre® Poitou-Charentes du mardi 8 novembre 2016. De larges extraits ont été également cités pour L’Université populaire du Niortais Conférence du vendredi 7 octobre 2016. Vous êtes totalement libre de le reprendre, le copier, le coller, sans aucun problème, cette conférence et cette intervention sont bénévoles. N’oubliez pas – au besoin – d’en citer la source 🙂 Merci très spécial à Michel Serres, mon Maître à penser, pour la rédaction de ce texte très largement inspiré de ses travaux, à Delphine Vacher pour la qualité de son brief ainsi qu’‘à mon épouse pour m’avoir supporté.

http://www.reseau-entreprendre-poitou-charentes.fr/

Un coup de frais venu d’Islande ? #politique #digital

C’est un cas unique dans le monde : en Islande, où des élections législatives se déroulent samedi 29 octobre, la star de la campagne a été le Parti pirate. La déclinaison islandaise de ce mouvement politique international, qui prône le libre-échange d’informations et la démocratie participative, récolte autour de 20 % des intentions de vote dans les sondages. Si ces derniers se confirment, elle devrait arriver en deuxième position, juste derrière le Parti de l’indépendance (conservateur), actuellement au pouvoir – une position de force pour monter une coalition de gauche.

Ailleurs en Europe, des déclinaisons locales de ce parti, résolument internationaliste, ont connu d’éphémères succès, notamment en Allemagne et en Europe du Nord. Mais c’est la première fois qu’un parti pirate est en position de diriger un pays. Tour d’horizon des principales mesures défendues par les pirates islandais.

Une nouvelle Constitution
C’est un prérequis pour les pirates : l’adoption du projet de nouvelle Constitution, validé par référendum en 2012, pour « mettre à jour la structure du gouvernement, obsolète ». Outre l’ajout de clauses sur la protection des droits de l’homme, ce texte dit notamment que les ressources naturelles de l’île, où la pêche et l’exploitation du sous-sol sont des clés de l’économie, sont des propriétés inaliénables de l’Etat.

Environnement
Le Parti pirate défend également une politique environnementale comprenant une réforme des quotas de pêche, la défense du développement durable et la taxation accrue des industries qui utilisent les ressources naturelles.

Fiscalité
Pour financer leur programme, et notamment la coûteuse réforme du système de santé, les pirates islandais comptent réformer largement le système fiscal. Au-delà des taxes sur l’utilisation des ressources naturelles, ils comptent adopter un système de taxation plus proportionnel et mener une vaste campagne de lutte contre l’évasion fiscale. Dans un pays lourdement marqué par la chute de son système bancaire en 2008 et les multiples fraudes commises par les dirigeants des principales banques du pays, ainsi que par les révélations sur les comptes extraterritoriaux de son premier ministre dans les « Panama papers », la question de la corruption et de l’éthique joue un rôle central. Le Parti pirate promet une transparence totale de l’administration et un renforcement du régulateur de la concurrence.

Economie
Dans le secteur privé, les pirates islandais défendent surtout une plus grande liberté individuelle, sans mesures phares.

Santé
Le parti propose la gratuité totale des soins et des médicaments, y compris les soins dentaires et psychiatriques. Il promet aussi un renforcement des moyens pour les travailleurs de la santé. Il défend une approche dépénalisée de l’addiction, mettant l’accent sur les soins et non sur la répression.

Droits de l’homme
Outre la création d’une commission de contrôle des activités de la police, le parti veut élargir la liberté de la presse – plusieurs mesures en ce sens ont déjà été prises sous de précédentes majorités. Pour défendre le « droit à la vie privée, en ligne et hors ligne », il souhaite abolir les lois qui permettent au gouvernement et aux entreprises privées de collecter et de stocker des informations personnelles sur Internet. Le parti prévoit de faire de l’Islande « un pionnier mondial dans la protection de l’information, de la liberté d’expression et de la liberté de la presse ».

Démocratie participative
Dans la nouvelle Constitution soutenue par le Parti pirate, les citoyens islandais peuvent proposer de nouvelles lois et mettre leur veto à un projet de loi. Le parti propose également de multiplier l’implication des citoyens dans l’élaboration des textes, en recourant notamment à Internet pour améliorer la participation.

International
Le Parti pirate souhaite organiser un référendum, déjà évoqué à plusieurs reprises, sur la poursuite des discussions en vue de l’adhésion du pays à l’Union européenne.

Source : http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/10/29/vie-privee-sante-democratie-participative-ce-que-prevoit-le-parti-pirate-islandais_5022359_4408996.html#xYqR5YsD2u00GkDZ.99

L’économie de la connaissance ou le fabuleux pari du digital

Les pionniers sont américains, mais le mouvement gagne toute la planète. 

Ce domaine, grandiose, ne se niche pas dans les méandres d’un esprit fumeux, pas plus qu’il ne peuple le petit monde sympathique des utopies. L’économie de la connaissance est déjà là, vivante, palpable, tangible, et si nous ne la distinguons pas, c’est que nous ne chaussons pas les bonnes lunettes. Un esprit aussi brillant qu’original a rédigé à l’intention des citoyens comme des responsables politiques une note lumineuse, une sorte de « traité pratique » de l’économie de la connaissance. Son auteur, Idriss J. Aberkane, un scientifique à peine trentenaire, spécialiste des neurosciences, accumule les références prestigieuses : chercheur à Stanford, ingénieur d’étude en biomimétique à l’École polytechnique, ancien interne du département de psychologie expérimentale de l’université de Cambridge (Royaume-Uni), pour faire court.

Même si les prémices de l’économie de la connaissance sont plus anciennes, Aberkane date le moment-clé d’une prise de conscience en 1977. Dans un fascinant discours prononcé peu de temps après son installation à la Maison Blanche, le président Jimmy Carter évoque la crise énergétique qui frappe alors de plein fouet les économies occidentales et il y glisse cette réflexion sibylline : si nous indexons le dollar sur les matières premières, son potentiel est grand, mais limité ; si nous indexons le dollar sur la connaissance, alors son potentiel est infini. Visionnaire, Jimmy Carter pressent les dangers et les limites d’une économie droguée aux matières fossiles et ouvre, l’air de rien, un nouveau paradigme. Le président prêche moins dans le désert qu’il n’y paraît. Dans la Silicon Valley, une poignée d’entrepreneurs partagent le même rêve. De Steve Jobs (Apple) à Sergueï Brin (Google), de Mark Zukerberg (Facebook) à Elon Musk (Tesla), ces « héros de la Valley » vont faire la démonstration que « la connaissance est de loin la ressource économique la plus essentielle à un pays ». Cette économie a bien d’autres lois, d’autres singularités.

D’abord, elle s’apprend en groupe. 

Jetant une jolie pierre dans le jardin de nos débats français du moment, Aberkane affirme que « la connaissance étant collégiale, il y a lieu de la partager en groupe, c’est-à-dire de construire l’éducation autour du groupe plutôt qu’autour de l’individu ». C’est tout un système et une pédagogie, hérités de la révolution industrielle et fondés sur l’évaluation individuelle que le chercheur appelle à transformer radicalement.

Enfin, ces collectifs, ces groupes doivent aussi pour réussir « partager une passion brûlante ». Pour sa démonstration, Aberkane a conçu une matrice qui combine les deux composantes entrepreneuriales : l’amour du métier (le « love »), et l’expertise du métier (le « can do »). Les entreprises les plus compétitives dans leur secteur font ce qu’elles aiment faire et ce qu’elles savent faire. Cette matrice définit ainsi quatre archétypes d’entreprises : le joueur « au-dessus de la mêlée » (love fort, can do fort), le « suiveur » (love faible, can do fort), le « Silican Garage » (love fort, can do faible) et « l’entrant forcé » (love faible, can do faible). Une conclusion enthousiasmante qui montre la suprématie de la compétence quand elle se conjugue avec le désir.

Source + intégrale : http://idrissaberkane.org/index.php/2015/11/18/leconomie-de-la-connaissance-une-histoire-damour-et-de-savoirs/ –  Article paru dans Le Monde le 28 mai 2015

UX design – relation client : même combat ?

J’avais causé le mois dernier d’UX Design en te donnant rendez-vous pour en recauser sous quelques semaines : nous y voilà. Ce qui prouve que ce blog est moins bordélique qu’il n’en a l’air 🙂 C’est important l’UX Design, très important même, car Pascal Demurger le classe en numéro un de son triptyque pour mieux réinventer son métier (ou périr).

Bon, quand tu tapes “UX Design” dans Google, tu tombes sur des centaines de milliers de sites, normal. Ça se corse quand tu vas sur la page UX Design de Wikipedia car, hormis la première phrase ou presque, on ne comprend plus que dalle. La voici :


L’expérience utilisateur (UX ou user experience en anglais) se réfère à l’expérience totale d’une personne utilisant un produit, un système ou un service particulier.

Définition de l’UX : actions et réponses qu’une personne trouve ou anticipe dans l’utilisation d’un logiciel, une application, un site internet voire tout produit.

Tout produit ? 

En fait il s’agit d’optimiser la conception d’un outil afin qu’il soit le plus efficace et le plus clair que possible. Le design, l’architecture/structure, l’interactivité, les possibilités offertes contribuent à offrir une bonne expérience de l’utilisateur: lorsqu’ils sont optimisés, l’utilisateur ira vite dans son travail, trouvera la réponse qu’il cherche ou le moyen de faire ce qu’il veut aisément, ce qui ne manquera pas de lui plaire.  Il continuera, par conséquent, à utiliser le système.

Mais cette définition un peu “abstraite” se concrétise très vite dans le quotidien de tout un chacun si l’on désigne l’UX design comme la relation client.

Il est donc indispensable, pour faire du design d’expérience, de prendre en considération les attentes mais aussi les réels besoins de tes utilisateurs.

Ce qu’a fait Heinz est un super exemple pour illustrer un bon design d’expérience.

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Je pique ce super exemple d’UX Design sur l’excellent article de notre ami David (auto entrepreneur indépendant) qui rajoute : “

A vrai dire, on s’en tape que la bouteille de ketchup ressemble à une bouteille (tant qu’on reconnait le produit). Ce que tu veux, toi, c’est ne pas avoir à jouer des maracas quand tu arrives à la fin du ketchup pour faire descendre ce qu’il reste. Il ne faut pas s’arrêter à un simple design de produit. Tu dois designer l’expérience. Et ça, la marque l’a très bien compris. C’est désormais plus pratique de remplir son hot dog de ketchup. En allant plus loin que l’apparence du produit, Heinz a réussi à créer une bonne expérience chez son consommateur.”

On avance sur l’UX Design, c’est bien.

Prendre conscience de la puissance et des dérives possibles des réseaux sociaux

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Ce type s’appelle Stéphane Fantini. Il est prof de français dans un collège (ou pas) . Il a posté cette photo ainsi que ce texte sur FB. C’est une excellente initiative pour démontrer la puissance phénoménale des medias sociaux. A l’heure où j’écris ces lignes, son post a fait l’objet de 

138 332 partages.

J’ai réalisé cette photo en classe pour que mes élèves de 4ème prennent conscience de la puissance et des dérives possibles des réseaux sociaux qu’ils utilisent tous.
Aidez-moi à les responsabiliser !

Pas de morale, mais une expérience de diffusion virale :
– mes élèves m’ont pris en photo en classe à la veille des vacances de la Toussaint (mardi 18 octobre)
– j’ai créé cette page et publié la photo
– je vous invite à commenter cette photo, puis à la partager à tout votre réseau, en l’incitant à faire de même
– à la rentrée (jeudi 3 novembre), nous verrons la puissance de diffusion d’une image sur internet

N’oubliez pas de commenter la photo, de la liker, d’indiquer votre ville et votre pays avant de la partager à votre tour… et de faire votre pronostic de likes au 3 novembre.

Merci pour votre contribution !

P.s.s n’oubliez pas de cliquer sur la photo pour mettre vos commentaires, sinon on ne verra pas d’où vous venez 😉
P.s le message provient de Grenoble en France et a été posté le jeudi 20 octobre 2016 à 19h43.